Bonjour, je suis Axel.
Je suis un dingue de tableurs, depuis que j'ai découvert Google Sheets. J'en ai fait pour tout. Jusqu'au jour où j'ai commencé à gérer mon budget. Et bien sûr, c'était l'outil idéal.
À force de l'utiliser et de l'améliorer, j'ai fini par me dire que ce tableur m'avait assez rendu service pour mériter d'être partagé. Si ça m'aidait autant au quotidien, ça pouvait aider quelqu'un d'autre. Restait à trouver comment le partager.
La parenthèse YouTube
Mon premier réflexe a été la vidéo. J'ai rédigé le script du tableur v1 (celui qui est sur la chaîne aujourd'hui), je l'ai peaufiné, vérifié, revérifié. Puis j'ai filmé la construction du tableur, étape par étape.
Et c'est au montage que la réalité m'a rattrapé. À chaque écoute, la même chose : bruits désagréables, sons aigus. J'ai passé des jours à couper chaque milliseconde, à tout nettoyer au détail près. Le son est devenu parfait. Mais à force de coupes, la souris sautait dans tous les sens à l'écran. Des dizaines d'heures de travail de débutant, parties d'un coup.
Alors j'ai essayé d'améliorer tout ça. Nouveau micro, des heures de réglages. Le son était meilleur, mais certains défauts résistaient. Des sons aigus que j'ai passé des heures à essayer d'éliminer. Je me suis renseigné, j'ai même essayé un de-esser pour les atténuer. Les défauts principaux restaient là, quoi que je fasse. L'élan s'est brisé, et j'ai tourné la page YouTube.
À l'époque, j'avais tout à apprendre en montage. ChatGPT, je connaissais de nom, c'est tout. Adobe Podcast, qui corrige un son en un clic, j'allais le découvrir bien plus tard.
Un site, et une révélation
Des semaines ont passé avant que l'idée revienne, sous une autre forme. Si la voix bloquait la vidéo, il restait l'écrit. Un site web, avec les tutos des tableurs, que chacun pourrait suivre à son rythme. Et pourquoi pas proposer les tableurs directement en téléchargement, avec un PDF explicatif.
J'avais justement une formation WordPress achetée quelques années plus tôt, celle de WP Origami. Excellente. J'ai créé le site, publié les premiers contenus. Mais WordPress m'a vite montré ses limites : peu de liberté en design, peu en développement, et une lourdeur au quotidien.
C'est en cherchant à dépasser ces limites que j'ai découvert ChatGPT. Il m'a fait mettre du HTML dans un bloc de page, du CSS dans le CSS additionnel, du JavaScript dans un add-on. Et là, j'ai compris la puissance de l'outil. Par contre, j'avais besoin de comprendre chaque ligne que je mettais. Mettre du code au hasard, c'était hors de question. Alors je lui demandais de tout m'expliquer, je posais des questions sur chaque instruction, et je m'éclatais. Le pauvre, quand j'y repense.
Les jours passaient, le site avançait. Moche, vraiment moche. Mais debout, fonctionnel, et le premier tuto écrit était en ligne. Pour un début, c'était bien au-delà de ce que j'espérais.
Le déclic à minuit
Puis un soir, j'ai voulu ajouter une barre de navigation latérale sur la page du tuto. Des boutons numérotés qui permettraient au lecteur de sauter directement à une étape. J'ai demandé à ChatGPT. Réponse en une minute, code prêt à coller.
Il était tard, c'était juste avant d'aller me coucher. J'ai collé le code, réactualisé la page. Et boum. Une barre latérale avec des numéros. Je la trouvais magnifique. (Elle était affreuse. Mais sur le moment, magnifique.)
Un clic sur un bouton : la page défile toute seule jusqu'à l'étape correspondante. Un autre clic : même chose, un autre endroit. J'étais scotché. Complètement scotché.
Et là, ça a été le déclic. Je voulais faire ça. Apprendre à coder. Taper mes propres lignes, enregistrer, réactualiser la page et voir ce que je construis.
Et dès le lendemain, j'achetais mon premier livre : Apprenez les langages HTML5, CSS3 et JavaScript pour créer votre premier site web, de Denis Matarazzo. J'étais dedans, du matin au soir. Il m'accompagnait partout : à la salle de sport (pour mes séances cardio, sur le vélo), devant la télé, au lit. J'étais fou. Avec en plus les vidéos YouTube, les sites spécialisés, et les exercices en direct. Pendant des mois.
C'est comme ça que j'ai recommencé le site à zéro, cette fois en HTML, CSS et JavaScript pur. VS Code d'un côté, GitHub Desktop de l'autre. Ligne par ligne, brique par brique.
Le parking du Leclerc
Plus le site avançait, plus je mesurais ce que JavaScript permettait de faire. On pouvait tout construire. J'en étais persuadé à l'époque, et je le suis encore plus aujourd'hui : avec du code et du travail, on peut absolument tout créer.
Et c'est justement là que la passion de gérer mon budget est revenue. Avec Google Sheets, j'avais le sentiment d'avoir fait le tour. En découvrant le code, tout s'est rouvert d'un coup. Une application pouvait aller bien plus loin qu'un tableur, et les possibilités redevenaient infinies.
Cette prise de conscience est devenue très concrète un après-midi, sur le parking d'un Leclerc. Je sortais de l'Espace Culturel, ticket de caisse à la main, et en m'asseyant dans la voiture, l'idée est arrivée d'un coup.
Est-ce que je pourrais créer une application pour noter mes dépenses directement ici, à la caisse ou en montant dans la voiture ? Au lieu de remettre les tickets dans la poche, les laisser se froisser dans le jean, et finir par les reporter quand ils s'entassent sur le bureau ?
J'y ai pensé tout le trajet du retour. En rentrant, je me suis renseigné. C'était faisable. Et ça m'a emballé immédiatement. Je pouvais créer mes propres applications. Pour tout.
C'est à ce moment-là que j'ai découvert Claude. La consécration. Oui, je pouvais créer une application en JavaScript. Oui, ça marcherait. Le projet venait de changer de dimension.
Le 2 décembre, jour 1
Les premières lignes de code de l'application datent du 2 décembre 2025. Mon anniversaire. Et aussi la date que j'avais choisie pour le lancement officiel de mon auto-entreprise, pour m'en souvenir facilement.
Le soir, mon frère m'a fêté mon anniversaire. Je venais de « terminer » les trois premières pages d'accueil de l'app et je les lui ai envoyées sur WhatsApp. Il m'a dit que c'était canon. Mon frère est adorable. Les pages étaient horribles. 😆 Il savait.
Mais quelque chose venait de démarrer pour de bon. Le site m'avait déjà donné l'envie d'apprendre et l'excitation de créer. Mais l'application, c'était encore autre chose. Une certitude. C'était ça que je voulais faire.
L'hiver le plus intense
Les semaines ont continué. Apprendre, coder, avancer. Chaque jour.
Puis l'hiver est arrivé. Une grosse tempête a arraché des tuiles du toit, détruit le local technique de la piscine et gelé les tuyaux PVC. Des centaines d'euros de réparation. Ma voiture est tombée en panne pendant des semaines.
Ma chienne Liya était malade depuis des mois. Elle avait un traitement, on avait tout fait. Mais elle était âgée, et le traitement a fini par perdre en efficacité. Ce soir-là, en partant à la salle, elle m'avait regardé. Elle remuait encore la queue dans la journée. En rentrant à 23 heures, son regard avait changé. Elle m'avait attendu pour partir. Je l'ai caressée, et au bout de quelques secondes, j'ai compris. Mon bébé d'amour.
...
Et pour couronner le tout : une séparation, après quatre ans de relation 😄
Les premières victoires
Les semaines ont passé, et une v1 de l'application a fini par prendre forme. Brute, minimale, mais fonctionnelle.
La première fois que je l'ai ouverte à la caisse d'un Carrefour et tapé le montant de mes courses, je suis resté planté là quelques secondes. L'app tenait dans une simple adresse web, il fallait la télécharger depuis le navigateur. Elle était moche. Basique. Mais c'était la mienne, et le montant venait de s'enregistrer. J'étais tellement fier.
En parallèle, j'ai découvert Adobe Podcast, l'outil qui aurait tout changé à l'époque de YouTube. En un clic, le son devenait professionnel. Grâce à lui, j'ai enfin publié ma première vidéo.
Et puis les retours ont commencé à arriver. Un mail de Carine, avec une suggestion toute simple : ajouter le solde du mois précédent. Cette idée a transformé le tableur v2, et l'application avec. Le script du tuto v2 a suivi, puis sa mise en ligne sur le site.
L'étape suivante a été l'acceptation de Google en tant que développeur, et la publication de l'app sur le Google Play Store, le 29 avril 2026. Deux jours plus tard, premier utilisateur : Florent. Ses retours immédiats m'ont permis de corriger les premiers bugs dans la foulée. Le vrai départ.
À partir de là, tout s'est accéléré. Migration de l'application web vers Flutter pour en faire une app véritablement native, parce que la version en HTML et JavaScript avait atteint ses limites.
Achat d'un MacBook pour publier sur l'App Store, puisque Flutter permet de tout produire depuis un seul code. Le jour où Apple a validé et publié l'application, c'était un cap à part entière. Builder, compiler, passer la revue d'Apple : dans le monde du développement, c'est souvent ça qui fait la différence.
Puis un iPad, quand Marc, mon premier utilisateur Premium, rencontrait un souci que seul un vrai iPad pouvait montrer. L'aide de Marc a été colossale : bugs remontés, suggestions, retours détaillés. L'application lui doit beaucoup.
Quand je prends du recul, je mesure le chemin parcouru : huit mois et demi de travail continu, deux refontes du site, une refonte complète de l'app. Et en réalité, tout avait commencé bien avant le 2 décembre : le premier tuto tableur était en ligne depuis octobre 2024. Tout le reste s'est construit dessus, mois après mois.
Mon Univers Tranquille
Entre-temps, une idée plus large avait germé. Et si MBT faisait partie de quelque chose de plus grand ? Un écosystème entier d'applications, toutes pensées pour aider au quotidien.
Mon Univers Tranquille. Une application pour gérer son budget. Une autre pour suivre son alimentation et ses objectifs physiques. Une pour accompagner ses investissements. Une pour se remettre au sport. Et d'autres encore.
Toutes reliées par la même philosophie : apaisante, tranquille, respectueuse. Des outils qui aident, à votre rythme, quand vous en avez besoin.
Ce chapitre s'écrit avec vous
Et pour finir, j'aimerais vous dire que nous nous retrouvons aujourd'hui, huit mois et demi plus tard, et je ressens exactement la même chose qu'au premier jour. Les yeux qui pétillent, les papillons dans le ventre. Cette passion de créer quelque chose d'utile, de l'améliorer, de le peaufiner. C'est toujours aussi fort.
Si vous avez lu jusqu'ici, merci. Vraiment. Et si cette histoire vous a donné envie d'essayer, l'application est là. Les tableurs aussi. Les deux sont gratuits.
Cette histoire continue de s'écrire chaque jour. Et elle s'écrit avec vous. 🌿
Axel.
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